Dog Days

NANOHA 2 ?

Avant de commencer à parler de l’anime, je dois vous faire un aveu : j’ai failli. Failli au devoir du mec qui fait genre il est parfait, mais en fait non. Je vous disais il y a des temps immémoriaux qu’il ne fallait pas être dans l’expectative pour un anime (et s’attendre à un bousin non plus finalement, ça n’apporte pas grand chose), et poutant… j’ai failli.
Il faut dire aussi que j’ai toujours eu un faible pour les bons morceaux de la franchise Nanoha. Euphémisme ? OK, je suis un fanboy. Alors quand le même studio revient avec une nouvelle licence, je m’intéresse forcément à ce qu’il va bien pouvoir nous produire. Quand je me rend compte que le créateur original et scénariste n’est autre que Tsuzuki Masaki, aux mêmes postes sur Nanoha, que le réalisateur n’est autre que Kusakawa Keizou, réalisateur « historique » de Nanoha (la première série était, quant à elle, réalisée par Shinbo Akiyuki). Alors difficile de rester de marbre et de ne pas espérer…

Illustration de la boite du premier DVD de Nanoha

 

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Parallèles amusants entre GOSICK et Sherlock Holmes

J’ai déjà parlé de GOSICK à l’époque où je me tenais à ma régle de « l’article de la semaine ». Je vous disais que la série m’avait beaucoup plu, malgré certaines failles conséquentes, qui, je le pense, sont peut-être lié à l’adaptation animée, et peut-être, éventuellement, c’est une hypothèse, sans certitude, à un membre de son staff.
J’aurais aimé  approfondir mon expérience en m’intéressant au support d’origine, mais seuls deux volumes du roman de base sont traduit par Tokyopop, et sont d’ailleurs introuvables à un prix décent. N’ayant pas les moyens sur le moment pour me procurer les mangas (qui ne sont pas, de toutes façons, le support d’origine), édités par Soleil. Afin de vaincre ce vide qui nous emplit, après chaque série marquante achevée, je me suis mis à m’intéresser à l’univers de Conan Doyle. Vingt minutes plus tard, Une étude en rouge (A study in Scarlet) était commandé. Dans la hâte, j’ai même pris par erreur la traduction française au lieu de l’œuvre originale -_-. Bref, voilà ce qui m’a conduit à lire ce bouquin et voici les différentes choses qui, à la lecture de celui-ci m’ont paru très proches d’éléments de GOSICK. Bon, j’arrête de palabrer.

Victorique par bigmagic (pixiv)

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Space Battleship Yamato (Space Battleship – L’Ultime Espoir)

Space battleship – l’ultime bafouille (si seulement…)

Il y a un an, je vous donnais mes impressions sur la série Uchuu Senkan Yamato, véritable symbole de l’animation japonaise. Quand j’ai appris qu’un film live était prévu, j’ai d’abord, comme toujours avec ce genre de nouvelles, été sceptique. Mais au fond, les principaux reproches que l’on pouvait faire à la série originale étaient sur l’âge qu’accusait la série et son rythme trop lent (défaut corrigé dans sa suite). Un film live avec un budget raisonnable pourrait, dans un retelling, corriger ces défauts… J’avais donc finalement un avis plutôt mitigé et curieux avant de commencer ce film.

Le synopsis du film est sensiblement le même que celui de la série : la Terre se fait bombarder de météores gamiliens qui la rendent radioactive, la dernière flotte des humains, contenant, entre autres, le Yukikaze de Kodai Mamoru, se fait anéantir par Gamilas. Kodai Susumu est alors un jeune chargé de surveiller ce qui se passe à la surface de la Terre (Mars, dans l’original) et, alors qu’il marche en combinaison, un météore heurte violemment le sol. Kodai perd connaissance, se réveille sans casque (sans doute enlevé par le choc…?) et, alors qu’il devrait être exposé à une radioactivité mortelle, le taux de radiation est normal. Le météore contenait le « message » d’Iskandar… c’est alors que la quête du Yamato commence : ils vont devoir parcourir 296 000 années-lumière pour rejoindre Iskandar et y récupérer le décontamineur qui rendra à la planète bleue son lustre d’antan.

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La cinglée et le nan… jeune con.

C’est en avril, après la diffusion (des 10 premiers épisodes) de Madoka qu’a débuté la diffusion de Denpa Onna to Seishun Otoko, l’adaption en série animée par Shaft d’un light novel d’Iruma Hitoma qui ne semble pas avoir de carrière particulièrement remarquable, la seule conclusion que je tire de son autre œuvre, c’est qu’il semble avoir de très grosses difficultés à trouver des titres. On va voir ce que vaut « Denpa Onna »…

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Go seek le mystère !

Il n’y a pas eu d’article la semaine dernière, la faute un peu à ma flemme, pour être honnête, mais aussi et surtout au changement d’hébergeur et à mon idiotie qui m’a poussé à demander le transfert du nom de domaine avant de le faire pointer vers le nouvel hébergement : impossible de rectifier la donne avant que le transfert ne soit fini, chez l’ancien comme le nouveau registrar…
Dans tous les cas, je vais très probablement me rattraper, au moins cette semaine et la semaine prochaine avec quelques articles supplémentaires et le retour en force des « critiques ». Et on commence dés aujourd’hui avec mon avis sur Gosick, ou du moins, son adaptation animée entre janvier et juin par BONES.

Kujô Kazuya est un jeune Japonais qui entre à l’École Sainte Marguerite. Il peine à s’intégrer à sa classe, la faute à son physique « oriental » à base de cheveux et d’yeux noirs, on le surnomme le kuro shinigami (littéralement Dieu de la mort noir) faisant référence à une histoire de fantômes. Très vite, il rencontre Victorique au sommet de sa haute et gigantesque bibliothèque, c’est une fille d’une quinzaine d’années, comme lui, mais qui en paraît dix. Elle passe ses journées à lire des bouquins et se fait régulièrement exploitée par un détective à l’attitude aussi originale que la coiffure. Celui-ci l’oblige à résoudre des meurtres, s’approprie les résolutions et se bâtit ainsi une réputation.

La série a été assez mal accueillie dans le fandom français et ça peut se comprendre : l’anime commence avant tout par se concentrer sur des enquêtes qui ne sont pas toujours très bien racontées (j’ai des soupçons sur la coupable), je pense que beaucoup de spectateurs s’y sont mal pris et, au lieu de tout simplement apprécier ce qui se passe à l’écran cherchent à tout prix à connaitre le fin mot de l’histoire avant Victorique. Or la réalisation montre ce qu’elle veut à l’écran, et si un indice est dissimulé volontairement, ce n’est pas forcément un défaut, c’est bien plus probablement un choix.

La force de Gosick réside principalement (du moins, durant la première moitié de la série) dans le personnage de Victorique. Tout d’abord, sa comédienne de doublage, la jeune Aoi Yûki réalise une performance franchement exceptionnelle, elle parvient à sublimer le personnage grâce à une palette de tons impressionnante qui lui permet de passer d’un air cynique et hautain aux passages où elle se lâche complètement (cliquez sur les liens pour mieux comprendre, mais ça peut vous bousiller deux bons fous rires…), évidemment toute une palette d’expressions y passent, Victorique n’est absolument pas un personnage à deux uniques facettes façon bouton ON/OFF.


Outre son ton, l’une des forces du personnage de Victorique est de garder pendant très longtemps son côté mystérieux, avec ses petits délires à base de « réunir les fragments du chaos », ceux-ci correspondant ni plus ni moins aux indices et éléments à sa disposition dans les différentes enquêtes. Le personnage, et sa relation avec Kujô rappelle, du moins pendant la première partie, beaucoup… Sherlock Holmes* : la pipe, l’ennui démesuré quand aucune bizarrerie ne se fait remarquer, se servir de son assistant comme un petit chien idiot-jouet.

Pour revenir sur ce dernier point, la relation entre Kujô et Victorique est assez évidemment le fil rouge de la série, et si ce sidekick peut gonfler au premier abord avec sa fâcheuse tendance à brailler « Victorique » toutes les deux secondes et à ne pas réfléchir, au fond, ils font un couple qui se complète très bien, chacun apportant à l’autre quelque chose dont il a besoin pour se construire et mûrir, ainsi, on aura dans la deuxième partie de la série un Kujô changé, je n’en dis pas plus pour ne pas spoiler.

Par おにくそん (pixiv)

Un point assez remarquable dans la série est la recherche qui a été faite sur l’époque et son architecture. En effet, Gosick se déroule en 1924, dans le Royaume fictif de Sauville. Le langage officiel de ce pays est le français et je ne crois pas avoir repéré d’erreurs majeures, tout au plus, l’absence d’accents et d’apostrophes dans les différents textes. On peut probablement remercier Takeda Hinata, l’auteure de La Croisée dans un Labyrinthe Étranger, qui n’est autre que l’illustratrice et la character designer des romans et du manga, vu le Paris exceptionnel qu’elle arrive à dépeindre dans son œuvre actuellement adaptée par le studio Satelight (avec notamment Kenji Yasuda et Junichi Sato).
Techniquement l’anime s’en sort plutôt bien par rapport à la production printanière, mais quand on sait que Bones est aux commandes, on pouvait s’attendre à mieux. Plus précisément, il semble que de nombreux épisodes, notamment ceux contenant uniquement de la tranche de vie au milieu de la série, jouent la carte de l’économie… et finalement on aura de superbes passages aux moments-clés de l’histoire, comme à la fin de l’épisode 23.

Je vous ai pas mal parlé de cette deuxième partie de série et de ce découpage finalement assez brusque, disons que la première moitié se base sur des enquêtes pas forcément majeures pour l’histoire, ou du moins qui ne le paraissent pas clairement. Mais au fur et à mesure que la série progresse, on se penchera d’avantage sur Victorique, ses parents et son passé. Le scénario met donc un long moment à se mettre en place, mais au fond, c’est difficilement dispensable. On pourrait chipoter, à la vue d’une fin un peu rushée en disant qu’Okada a mal fait son travail de composition et qu’il aurait peut-être fallu gagner un épisode pour développer un peu plus la partie importante de l’histoire, mais c’est du chipotage puisque la longueur de la première partie ne la dessert pas et permet au spectateur de mieux comprendre la relation Victorique-Kujô et son évolution.

Quant à la fin, bien que rushée et abrupte, elle a le mérite d’avoir, à mes yeux, un charme fou et clôture cette histoire d’une bien belle manière. Je recommande clairement le visionnage de la série, celle-ci entrant, pour moi, dans mon top 3 de l’année avec Hôrô Musuko et Puella Magi Madoka Magica, nous ne sommes qu’en août et tout ça pourrait bien évoluer, mais les qualités de Gosick ne disparaîtront pas…

L’anime est licencié aux États-Unis par Bandai, le manga est publié en France chez Soleil et le roman de Sakuraba Kazuki… a ses deux premiers volumes de traduits chez le défunt Tokyopop (US). À savoir que le roman compte 9 volumes (dont le dernier - et final - est sorti le 23 juillet de cette année) formant l’histoire complète, et quatre volumes bonus, intitulés « GosickS » comprenant des histoires courtes. Je ne suis malheureusement pas en mesure de vous dire ce qui a exactement été adapté… (le manga possède également son spin-off, Gosick W, sans licence en France/US.
Les génériques de Gosick sont à mon humble avis très remarquables, Mackie nous a déjà parlé de l’opening, quant aux endings, ils représentent parfaitement la partie plus sérieuse de l’œuvre et sont interprétés par la brillante Komine Lisa, une préférence personnelle pour Ressusicated Hope, le premier des deux, mais Unity est également excellent et ces endings ont la riche idée d’avoir du sens et d’être cohérent avec l’évolution de la relation entre Kujô et Victorique.

PS : Je suis sûr qu’il est encore lundi dans un pays du monde…
PPS : Si vous avez eu des soucis à joindre le blog récemment, c’est la faute au changement d’hébergeur, sincères excuses.
PPPS : Si des images déconnent, videz le cache.