Go seek le mystère !

Il n’y a pas eu d’article la semaine dernière, la faute un peu à ma flemme, pour être honnête, mais aussi et surtout au changement d’hébergeur et à mon idiotie qui m’a poussé à demander le transfert du nom de domaine avant de le faire pointer vers le nouvel hébergement : impossible de rectifier la donne avant que le transfert ne soit fini, chez l’ancien comme le nouveau registrar…
Dans tous les cas, je vais très probablement me rattraper, au moins cette semaine et la semaine prochaine avec quelques articles supplémentaires et le retour en force des « critiques ». Et on commence dés aujourd’hui avec mon avis sur Gosick, ou du moins, son adaptation animée entre janvier et juin par BONES.

Kujô Kazuya est un jeune Japonais qui entre à l’École Sainte Marguerite. Il peine à s’intégrer à sa classe, la faute à son physique « oriental » à base de cheveux et d’yeux noirs, on le surnomme le kuro shinigami (littéralement Dieu de la mort noir) faisant référence à une histoire de fantômes. Très vite, il rencontre Victorique au sommet de sa haute et gigantesque bibliothèque, c’est une fille d’une quinzaine d’années, comme lui, mais qui en paraît dix. Elle passe ses journées à lire des bouquins et se fait régulièrement exploitée par un détective à l’attitude aussi originale que la coiffure. Celui-ci l’oblige à résoudre des meurtres, s’approprie les résolutions et se bâtit ainsi une réputation.

La série a été assez mal accueillie dans le fandom français et ça peut se comprendre : l’anime commence avant tout par se concentrer sur des enquêtes qui ne sont pas toujours très bien racontées (j’ai des soupçons sur la coupable), je pense que beaucoup de spectateurs s’y sont mal pris et, au lieu de tout simplement apprécier ce qui se passe à l’écran cherchent à tout prix à connaitre le fin mot de l’histoire avant Victorique. Or la réalisation montre ce qu’elle veut à l’écran, et si un indice est dissimulé volontairement, ce n’est pas forcément un défaut, c’est bien plus probablement un choix.

La force de Gosick réside principalement (du moins, durant la première moitié de la série) dans le personnage de Victorique. Tout d’abord, sa comédienne de doublage, la jeune Aoi Yûki réalise une performance franchement exceptionnelle, elle parvient à sublimer le personnage grâce à une palette de tons impressionnante qui lui permet de passer d’un air cynique et hautain aux passages où elle se lâche complètement (cliquez sur les liens pour mieux comprendre, mais ça peut vous bousiller deux bons fous rires…), évidemment toute une palette d’expressions y passent, Victorique n’est absolument pas un personnage à deux uniques facettes façon bouton ON/OFF.


Outre son ton, l’une des forces du personnage de Victorique est de garder pendant très longtemps son côté mystérieux, avec ses petits délires à base de « réunir les fragments du chaos », ceux-ci correspondant ni plus ni moins aux indices et éléments à sa disposition dans les différentes enquêtes. Le personnage, et sa relation avec Kujô rappelle, du moins pendant la première partie, beaucoup… Sherlock Holmes* : la pipe, l’ennui démesuré quand aucune bizarrerie ne se fait remarquer, se servir de son assistant comme un petit chien idiot-jouet.

Pour revenir sur ce dernier point, la relation entre Kujô et Victorique est assez évidemment le fil rouge de la série, et si ce sidekick peut gonfler au premier abord avec sa fâcheuse tendance à brailler « Victorique » toutes les deux secondes et à ne pas réfléchir, au fond, ils font un couple qui se complète très bien, chacun apportant à l’autre quelque chose dont il a besoin pour se construire et mûrir, ainsi, on aura dans la deuxième partie de la série un Kujô changé, je n’en dis pas plus pour ne pas spoiler.

Par おにくそん (pixiv)

Un point assez remarquable dans la série est la recherche qui a été faite sur l’époque et son architecture. En effet, Gosick se déroule en 1924, dans le Royaume fictif de Sauville. Le langage officiel de ce pays est le français et je ne crois pas avoir repéré d’erreurs majeures, tout au plus, l’absence d’accents et d’apostrophes dans les différents textes. On peut probablement remercier Takeda Hinata, l’auteure de La Croisée dans un Labyrinthe Étranger, qui n’est autre que l’illustratrice et la character designer des romans et du manga, vu le Paris exceptionnel qu’elle arrive à dépeindre dans son œuvre actuellement adaptée par le studio Satelight (avec notamment Kenji Yasuda et Junichi Sato).
Techniquement l’anime s’en sort plutôt bien par rapport à la production printanière, mais quand on sait que Bones est aux commandes, on pouvait s’attendre à mieux. Plus précisément, il semble que de nombreux épisodes, notamment ceux contenant uniquement de la tranche de vie au milieu de la série, jouent la carte de l’économie… et finalement on aura de superbes passages aux moments-clés de l’histoire, comme à la fin de l’épisode 23.

Je vous ai pas mal parlé de cette deuxième partie de série et de ce découpage finalement assez brusque, disons que la première moitié se base sur des enquêtes pas forcément majeures pour l’histoire, ou du moins qui ne le paraissent pas clairement. Mais au fur et à mesure que la série progresse, on se penchera d’avantage sur Victorique, ses parents et son passé. Le scénario met donc un long moment à se mettre en place, mais au fond, c’est difficilement dispensable. On pourrait chipoter, à la vue d’une fin un peu rushée en disant qu’Okada a mal fait son travail de composition et qu’il aurait peut-être fallu gagner un épisode pour développer un peu plus la partie importante de l’histoire, mais c’est du chipotage puisque la longueur de la première partie ne la dessert pas et permet au spectateur de mieux comprendre la relation Victorique-Kujô et son évolution.

Quant à la fin, bien que rushée et abrupte, elle a le mérite d’avoir, à mes yeux, un charme fou et clôture cette histoire d’une bien belle manière. Je recommande clairement le visionnage de la série, celle-ci entrant, pour moi, dans mon top 3 de l’année avec Hôrô Musuko et Puella Magi Madoka Magica, nous ne sommes qu’en août et tout ça pourrait bien évoluer, mais les qualités de Gosick ne disparaîtront pas…

L’anime est licencié aux États-Unis par Bandai, le manga est publié en France chez Soleil et le roman de Sakuraba Kazuki… a ses deux premiers volumes de traduits chez le défunt Tokyopop (US). À savoir que le roman compte 9 volumes (dont le dernier - et final - est sorti le 23 juillet de cette année) formant l’histoire complète, et quatre volumes bonus, intitulés « GosickS » comprenant des histoires courtes. Je ne suis malheureusement pas en mesure de vous dire ce qui a exactement été adapté… (le manga possède également son spin-off, Gosick W, sans licence en France/US.
Les génériques de Gosick sont à mon humble avis très remarquables, Mackie nous a déjà parlé de l’opening, quant aux endings, ils représentent parfaitement la partie plus sérieuse de l’œuvre et sont interprétés par la brillante Komine Lisa, une préférence personnelle pour Ressusicated Hope, le premier des deux, mais Unity est également excellent et ces endings ont la riche idée d’avoir du sens et d’être cohérent avec l’évolution de la relation entre Kujô et Victorique.

PS : Je suis sûr qu’il est encore lundi dans un pays du monde…
PPS : Si vous avez eu des soucis à joindre le blog récemment, c’est la faute au changement d’hébergeur, sincères excuses.
PPPS : Si des images déconnent, videz le cache.

Peur de la sécheresse ? Mari Okada s’occupe de tout !

Dans tout domaine, il y a des génies, je pourrais m’amuser à faire un listing où je placerais des liens vers des « génies » particuliers, mais on va dire que je m’acharne après l’article de la semaine dernière. Bref, l’animation japonaise a aussi son lot de génies, et même, je dirais, de bienfaiteurs ! Vous ne sortez pas de chez vous ? Moi non plus ! Bref, en ce moment, c’est la sécheresse et des enfants meurent, c’est parce que trop peu de monde a suivi les conseils de madame Okada. Mais je vais vous parler un peu plus d’elle…

Qui est Mari Okada ? C’est probablement une des scripteuses-scénaristes les plus productives dans l’animation japonaise ces dernières années, que ce soit pour des adaptations : Toradora!, Gosick, Kodomo no Jikan, ou des animes originaux (ou presque) : True Tears, Fractale, Hanasaku Iroha… Vous allez me dire, « tant mieux ! L’animation a besoin de nouvelles figures dominantes avec tous ces décès récents ! ». Je suis tout à fait d’accord avec vous, l’animation doit se trouver de nouvelles figures de proue, mais pas Okada. Je ne suis pas son seul détracteur et je vais tenter, dans cet article, de vous lister des « Okadastrophes » et au fur et à mesure que j’en trouve, j’en rajouterai ! Vous allez vite comprendre ce que je désigne par ce terme : une erreur grossière dans le script, une ficelle scénaristique fine comme du JAM Project, bref, une preuve d’incompétence de sa part.

 

C’est moi ou elle a un air de Yune, de La Croisée dans un Labyrinthe Etranger ? (Ohana d’Hanasaku Iroha par l’artiste pixiv 霜淇淋/奶昔/アイスクリーム )

On va commencer par une série que j’apprécie malgré tout pour présenter un des grands classiques d’Okada : le drama inutile, le truc qu’est censé être important et développer l’histoire et les personnages, mais qui, au final, ne sert pas à grand chose à part frustrer les spectateurs qui se rendront compte de la supercherie. Et je pense que la série la plus représentative de ça, de ce que j’en ai vu, est Hanasaku Iroha.

Spoil jusqu’à l’épisode 4 :

Spoile-moi »

On a un client qui se présente comme un grand auteur à l’auberge du Kissuiso, celui-ci est relativement craint par le personnel qui n’ose pas trop l’approcher, de peur de le gêner. Seulement, il n’a pas payé depuis un bon bout de temps… mais d’un coup, il devient furieux et accuse Ohana (l’héroïne, femme de chambre) d’avoir jeté son manuscrit lors de son dernier nettoyage. Ohana rejette en bloc ces accusations et la vie continue… le personnel du Kissuiso va malgré tout s’intéresser un peu plus à ce type et on va avoir le droit à un joli combo de révélations à tendance WTF sur le type : il n’a pas écrit grand chose dans sa vie, écrit du porno et est en panne sèche d’inspiration. Quand le staff découvrira tout ça et en déduit qu’il ne pourra pas payer son ardoise avant un bout de temps, notre écrivain va tenter de s’enfuir… et de se suicider, jusqu’à ce qu’Ohana le complimente. Par la suite, il aidera au travail dans l’auberge pour s’acquitter de sa dette. Où est le drama là-dedans ? Dans la tentative de suicide totalement ridicule et surjouée de ce type qu’on connait à peine et pour lequel on n’éprouve absolument aucune compassion…

Encore Ohana, cette fois avec Minchi, toujours par 霜淇淋/奶昔/アイスクリーム

Toujours dans la même série, encore plus fort avec le double-épisode 8-9 :

Spoile-moi »

 

Mémé-la-gérante est hospitalisée, les méchants « jeunes » que sont la coach et l’oncle soupçonne que des journalistes travaillant pour un magazine testant les auberges soit dans les parages et veulent leur prodiguer des attentions particulières et décident de les placer en priorité au premier service pour le dîner : l’un des cuisiniers n’est pas là, impossible de tenir la cadence, il faut faire des choix. La suite est absolument dramatique de ridicule : Ohana part en courant chercher le cuisinier, en repos, à un mariage où il est invité, sans même savoir où celui-ci se déroule… S’en suit de longs moments de désespoir et le discours salvateur de son copain qui a fait le déplacement pour la voir, mais qui ne lui dira pas : l’auberge est pleine, il ne peut pas y rester la nuit, il va quand même pas lui dire bonjour.
Alors ici, je pense que c’est plus clair encore que dans le passage précédent : le drama est forcé à en mourir, on essaie de nous faire croire qu’il y a une réelle tension mais… j’ai envie de dire : « ma grande, au pire, ils attendront une heure de plus que prévu pour manger, vous leur ferez un cadeau ou une remise, tu vas pas faire chier l’autre qu’est à son mariage », mais évidemment, c’est beaucoup moins tragico-dramatique. Et je ne parle pas de son copain, qui a fait la route de Tokyo pour aller la voir, mais qui est assez con pour ne pas insister auprès d’Ohana pour voir s’il peut pas dormir dans le jardin, dans un cagibi, par terre ou, au moins, lui dire bonjour. Oh non, il était obligé de retourner loin de là et de rater sa chère et tendre alors qu’elle est si près de lui. Alors là, je crois qu’on atteint le summum du ridicule. Tout ça pour au final, ne faire que soutenir la thèse du « il faut respecter la tradition » (lisez le twitter de l’ami mt-i qui en parlera plus précisément que moi) Bref, une Okadastrophe que j’ai, personnellement, en très haute estime et qui met la barre assez haut…

 

 

Passons maintenant à Gosick et au double épisode 9-10 (encore une série que j’apprécie !) :

Spoile-moi »

Victorique est restée à l’académie, clouée au lit, Kujou est quant à lui, confronté à plusieurs mystères dans la capitale… des enlèvements, des petites filles retrouvées dans des caves, une écriture assez anarchique avec pas grand chose de très clair… jusqu’à la fin de l’épisode : Kujou passe un coup de fil à Victorique pour lui demander de l’aider à résoudre cette succession de trucs louches et leur comunication est brusquement coupée : Kujou s’est fait attraper par ce truc qui enlève principalement de jeunes personnes et des enfants, dont cette vieille folle parlait… Il se retrouve donc dans une calèche avec la fille qu’il avait croisée et qui semblait en état de choc dans une cave… On lance l’épisode 10, l’opening passe… … et Kujou est en liberté, en train d’enquêter, associé à un gamin avec qui il avait fait connaissance l’épisode précédent…
Alors là, je pense que le seul truc possible est qu’ils se sont plantés et ont animé un brouillon qu’a été changé par la suite et que dans l’animation jap, on ne coupe pas de scènes. C’est la seule explication possible, l’affaire d’enlèvements refait parler d’elle par la suite, mais jamais Kujou ne se fait attraper… Là aussi, on a donc une magnifique perle de Mari…

 

 

Victorique, de GOSICK par koko (pixiv)

C’est au tour de ce qu’on m’a réclamé à corps et âme : une rapide mise en valeur de l’aberration scénaristique qu’est Ano hi Mita Hana no Namae wo Bokutachi wa Mada Shiranai. Je ne vais pas m’attarder sur la mise en scène absolument, hm… particulière de la série, parce que je ne suis pas persuadé que ça entre dans les fonctions de notre chère Okada.

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- Commençons par le commencement : Menma est là, on ne sait pas si c’est une hallucination ou un vrai personnage, on sait juste qu’elle est revenue pour exaucer un vœu. Pourquoi ? On sait pas, ça tombe un peu du ciel, mais passons. Malheureusement, on ne sait pas lequel, quel dommage, qu’est-ce que c’est pratique pour broder une série autour !
- Anaru, dans l’épisode 1, semble s’être fait des supers copines et quand elle croise Yadomi, elle n’hésite pas à le traiter de gros dégueulasse aux cheveux gras. Évidemment, le fait qu’il ait les cheveux gras, quand il lui proposera une partie de Pokemon, elle n’en aura plus rien à foutre, meme si c’est à peine quelques jours plus tard. Ca doit etre culturel au Japon, on peut pas cerner : une partie de Pokemon, ça se refuse pas, peu importe qui te la propose. Passons.
- Nous voilà à l’épisode 5, avant, ça a brodé sur un personnage psychologiquement instable, normal, sa copine est morte y’a X années, tu peux pas comprendre, tout le monde devient psychopathe dans ces conditions !

 

Menma d’ANOHANA par NEAN (pixiv)

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- Anaru est avec ses copines et des plans cul ( ;) ) au karaoké. Quand elle décide d’en sortir, un des mecs se propose de la raccompagner, évidemment, c’est un inconnu, évidemment, Anaru est une grosse conne et ne va pas comprendre que le type lui fait du rentre-dedans. Il la conduira à un love hotel, devant quoi Anaru lancera un bon vieux « c’est pas dans cette direction la gare, je me trompe ? » pour faire craquer les fans de lycéennes cruches imbéciles et facilement manipulables. Évidemment, il va lui faire comprendre qu’il veut la troncher et elle va se débattre, mais comme les femmes sont faibles, elle va avoir besoin de quelqu’un… Ahah, mais qui va venir la sauver, à la rescousse ? Yukiatsu, le gros psycho. Quoi ? Ils ne vont pas à la meme école et sont probablement censés être loin l’un de l’autre ? Quoi ? Il se dirigeait très probablement vers le métro et Anaru a précisément indiqué qu’il n’était pas dans cette direction ? Quoi ? C’est tout simplement moche et tombé de nulle part que LUI arrive LA à ce moment PRECIS ? Et bien oui, on peut faire tous ces reproches et le dernier est prioritaire. Enfin, passons…
- Anaru et Menma ont demandé à Yadomi de retourner à l’école à l’épisode d’avant. Il a essayé, mais comme il ne s’était pas lavé, les filles se sont moquées de ses cheveux gras. Il s’est senti blessé dans son égo et est parti bouder. Il parait donc assez logique de dire que celui-ci accorde un minimum d’importance à ce qu’on pense de lui et à l’image qu’il veut donner… Et bien après ces histoires de viol manqué, il retourne à l’école avec Anaru qui est la cible de nombreuses rumeurs et est pointée du doigt, passant pour une fille facile. Et c’est à ce moment que Yadomi, parce qu’il a trop envie de faire plaisir à Anaru pour sa partie de Pokemon va se lever et crier qu’il faut aps se moquer d’elle, mais de lui parce que c’est un gros dégueulasse. Puis il s’enfuira de l’école avec Anaru.  C’est totalement incohérent avec sa tentative de retourner à l’école dans l’épisode 4 ? Ouais, non, c’est moi qui surinterprète, c’est juste le pouvoir de l’amitié, c’est beau, passons.
- Épisode 5, toujours (décidément), Poppo (ah, Poppo !) est seul avec Menma et Yadomi. Quan ce dernier lui dit que Menma est bien présente, il a une petite crise (un autre classique Okada) et lui hurle dessus en lui demandant de lui manifester sa présence, de communiquer avec. Menma, elle, elle pleure. L’incident est remontré dans l’épisode 6, dans un flashback d’un quart de seconde et est oublié. Ca vous rappelle pas un peu Hanasaku Iroha et les dramas pour rien ? Moi si, mais bon, c’est triste, faut pleurer, pensez aux enfants au Kenya, tout ça… Passons.

 

 

Tu pleures ? La Menma de 花奈 (pixiv) te fait une trollface.

Spoile-moi »

- Un nouvel élément brodage-de-temps de la série assez ridicule, c’est avec la mère de Menma : Quand elle voit les Super Peace Busters débarquer, elle n’hésite pas une seconde à leur montrer où sont rangées les affaires de Menma, c’est grâce à elle qu’ils trouvent son journal intime qui les guidera au vœu-leurre. Alors au diable pourquoi tout mettre en œuvre ensuite pour les empêcher de tirer le feu d’artifices en hommage à sa fille ? Je suis humain, j’arrive à comprendre qu’une personne qui a du mal à faire son deuil n’accepte pas que d’autres le fassent, je comprends qu’une mère qui perd sa fille soit un peu dingue sur les bords. Mais dans ce cas, pourquoi leur donner le journal intime ? Et enfin, pourquoi le mari désobéit à sa femme dès la moindre courbette ? On nage en plein ridicule, drama forcé, j’ai du mal à voir autre chose qu’une énorme Okadastrophe ici. Mais bon, ils sont tarés, alors on peut écrire un scénario de tarés, c’est pas grave, ou alors c’était juste histoire de gagner 2 épisodes à raconter du vent…
- J’aimerais juste revenir rapidement sur le vœu-leurre de l’épisode 10. C’est quelque chose d’assez classique dans la construction, pas grand monde n’a été surpris… mais l’anime cherchait-il vraiment à essayer de nous y faire croire ? Y avait-il un effort dans l’écriture pour rendre la chose plausible ? Non, au final, les seuls qui y croyaient avaient le doute en se disant qu’une Okadastrophe de plus dans le scénario ne serait pas si étonnant que ça, au point où on en est. Bref, je trouve dommage que, sous prétexte que ce soit prévisible, l’anime ne cherche pas à nous vendre ce leurre comme en étant un (ou alors il s’y prend très mal) en le parachutant d’une façon si minable : « Oh ! Dans le journal, Menma parle de cette histoire ! Oh ! Et si on essayait ? » (non, il n’y a même pas d’exagération)
- Que dire de Poppo qui a le droit à une seconde crise à l’épisode 10 histoire de se voir doter d’un semblant de background ? Que dire de Menma et de ses raisons d’aller au Paradis d’une facilité affligeante ? Que dire de toutes ces amourettes à la noix qui persistent 10 ans, et là encore, pour des raisons à la noix ? Que dire de cette réunion à l’épisode 11 et de son coté ignoble de « lavons notre linge sale tous en cœur » ? Que dire d’Anaru qui se déclare à son amour après 10 ans d’attente, juste après que celui-ci se soit évanoui, alors que les deux sont en plein taf ? Et je dois en oublier encore un paquet…

 

J’ai du mal à croire qu’on puisse trouver le scénario d’Anohana bien écrit et cohérent, je l’ai démontré ci-dessus en essayant d’être assez clair et précis. Je peux également rajouter que oui, tout peut se justifier facilement : ils sont choqués, ils ont perdu leur copine y’a X années, du coup ce sont tous devenus des dégénérés mentaux. Mais pour moi, ce n’est absolument pas la peine de faire une œuvre dramatique avec uniquement des dégénérés, aucun personnage là-dedans n’est humain et le sentiment que la série essaie de faire passer l’est : la tristesse, difficile de faire passer autre chose que du rire dans une telle absurdité, non ? Mais comment faire passer un sentiment humain dans de telles circonstances ? On est dans le triste pour faire pleurer, le dramatique pour faire du drame. Cet anime est pour moi une énorme imposture et devrait etre rangé avec deux anime qui lui ressemblent en de nombreux points : Elfen Lied et School Days…

 

La partie Anohana refermée, j’aimerais conclure pour dire que non, je ne suis pas un hater chronique de Mari Okada et que oui, je trouve que dans certaines œuvres, il n’y a pas de soucis majeurs, je pense principalement à Otome Youkai Zakuro et un peu à Hourou Musuko (mais je ne suis pas le mieux placé pour en parler, n’ayant pas lu le manga, cela dit, rien ne m’a choqué à part le début brutal et déroutant, mais c’était difficilement évitable).
Bref, Okada veut sauver le monde de la sécheresse en nous faisant pleurer sur des trucs dont elle oubliera de parler l’épisode d’après, en nous faisant pleurer sur des pseudo-drames inutiles, ou en essayant de nous faire croire que des dégénérés mentaux sont des martyrs…


AMV sur l’ending d’ANOHANA : Secret base (dans sa version originale, chanté par ZONE)(merci à Tinky de me l’avoir filé)

PS : cet article est dédicacé à Drig. (voilà, comme ça vous pourrez dire que je suis un sale troll et oublier de contre-argumenter au passage)
PPS : Vous avez un plugin sympa pour les images ? :< Je prends.
PPPS : Merci à Kyonata pour la relecture.
PPPPS : Okadastrophe, le terme est absolument génial, avouez, à chaque utilisation, je veux un hyperlien vers ce blog. (<= humour second degré, ‘cul un mouton je ne partage que mon nom de famille avec qui-vous-savez (ou pas))

Histoires d’associations et de karaokés…

(Ce billet émane de ma propre volonté et ne m’a été réclamé par personne. C’est évident vu la ligne directrice du blog, mais je préfère être clair.)

Il y a des rumeurs comme ça qui perdurent, que certains n’hésitent pas à colporter, mais après tant d’années à laisser trainer les bruits de couloir, il est temps de faire le point sur une de celles-ci : « BulleJapon a volé la toyunda » (la toyunda est le logiciel utilisé par l’association epitanime pour gérer ses karaokés, utilisé ainsi, le terme désigne les karaokés d’epitanime).

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Le point sur les offres de VOD/streaming japanim’ en France Partie 1

Parce qu’il serait absurde de laisser le monopole de ce type d’articles à Naouak.

Le streaming, la VOD, toutes ces choses qui nous permettent d’acquérir pendant quelques temps un épisode. Plus le temps passe, plus ce marché se développe, en marge des sacro-saints DVD et Blu-ray. C’est l’occasion de faire du simulcast (diffusion simultanée, ou presque avec le Japon (ou pas))

On trouve trois offres, principalement : Ankama, Kzplay et Wakanim, en plus de ça, on peut trouver parfois Dybex qui propose du simulcast sur Dailymotion.

C’est parti pour un récapitulatif des offres !

 

Lain par ミカヅキモトモヨシ (pixiv)

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Bientôt la JE… qu’y faire ?!

*Merde, il est presque minuit et j’ai rien rédigé, ce que j’avais prévu je vais pas pouvoir de suite… bon, allez, bricolons un truc*

Vous le savez tous, comme tous les ans, la même rengaine, fin du printemps, début de l’été et la succession d’Epitanime et de Japan Expo…

Maintenant, la Japan Expo, qu’est-ce qu’il y a d’intéressant à y faire ? Je ne vais pas revenir sur les invités connus depuis un bon bout de temps maintenant, allez écouter le skouetch qui en parle, oh, je dis ça juste parce que je n’ai pas envie de le dire, pas que j’apprécie leur podcast ou quoi que ce soit hein, soyons bien clair !

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